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mardi 25 septembre 2012

De ce que nous apprennent les jeux sociaux

Récemment, j'ai commencé à jouer  à Draw Something. Pour ceux qui ne connaissent pas le jeu, c'est une sorte de "Dessinez, c'est gagné!" à la sauce mobile-web-social-Facebook.


Alors, on peut jouer avec nos amis Facebook ou avec des inconnus. On peut aussi montrer ses dessins à quelqu'un d'autre, en l’occurrence ses parents. Et là, j'ai réalisé certaines choses d'ordre socio-culturel.

D'abord que l'association image-idée est très liée au vécu. Plus mes amis sont proches, plus la symbolique est efficace. Le jeu, montrant à quel moment le joueur devine le mot, confirme ça. Plus on se connait, plus la divination (au sens 3) survient à une forme non encore aboutie du dessin.

Ensuite, qu'il y a une uniformisation mondiale de la culture, avec prédominance américano-occidentale. En effet, le mode random me propose des personnes des quatre coins de la planète. Et, pourtant, on arrive bien à se faire deviner des mots de façon parfois très symbolique et/ou très schématique.

Enfin, qu'il y a un clivage générationnel : pour la génération de mes parents, il n'ont réussi à deviner aucun dessin même dans les cas les plus explicites (1, 2).

Encore une fois, les réseaux sociaux nous démontrent ce qu'on sait déjà.
  • Plus on se connait, plus on partage d'expériences, mieux on se comprend.
  • Il y a une uniformisation mondiale de la culture.
Ce dernier point revient souvent surtout avec l'émergence des memes. Mais ça, c'est un autre sujet. (1, 2, 3)

dimanche 8 juillet 2012

#LBWMahdia Atelier ouvert de blogging à Mahdia

Depuis un certain temps, j'ai pris une certaine habitude de participer à des Live Blogging Workshops (LBW). J'aurais voulu être plus présent, mais les contraintes personnelles, professionnelles et associatives ne m'ont permis d'être présent qu'à quatres éditions : une première participation à Tunis, une première en tant que coach encore à Tunis, une autre à Zaghouan et la dernière à Mahdia.

J'étais donc hier à l'Hôtel Topkapi pour cet event co-organisé avec l'Association Pensée Nationale Libre. Comme d'habitude, on a commencé par parler du blogging : qu'est-ce qu'un blog, son histoire dans le monde, en Tunisie, les différents types de blogs (collectif/perso, spécialisé/généraliste, blog/podcast/vlog,...). J'ai découvert en même temps que le public les diapos (ou slides #privatejoke) qui m'ont servi de support pour mon premier talk où j'ai été épaulé par @karim2k.

Karim2k parlant de l'histoire du blog en Tunisie (Source)
Dans un deuxième temps, les blogueurs présents ont parlé de leur expérience : comment ils ont atterri dans le blogging et la blogosphère-TN. Ce qui fait plaisir est que, des ralliés lors de récents LBW, parlent de leur expérience :)

Wael Ghabbara parle de son expérience de blogger
Même si les uns maîtrisent leur auditoire, d'autres sont un chouïa plus timides :p

Timidité de certains :)
D'habitude, la troisième partie est la phase coaching. Or, vu l'indisponibilité du wifi, c'est donc @yamenbousrih qui a fait des démos pour la création de blogs/1er post sur trois plateformes, à savoir blogger, wordpress et tumblr. Ensuite, c'était au tour de twitter, en expliquant hashtags, RT et surtout, leur utilité en se basant sur TnLabs et ses statistiques.

Pour finir l'atelier, y a eu un débat. Hier, le choix était porté sur la liberté d'expression numérique : peut-on la limiter ? comment peut-on lui imaginer un cadre juridique ?

Rapidement, le débat s'est orienté sur la liberté d'expression en général. D'ailleurs, une des idées avancées était qu'il était absurde que des limitations de libertés soient applicables en ligne et pas dans le quotidien, ou inversement. Cependant, le conflit apparaît car internet met en contact différents peuples avec des règles juridiques différentes.

In fine, l'expérience fut fort sympathique encore une fois, et je tiens à remercier tout ceux qui ont fait que ça se produise.
Participants à l'atelier LBWMahdia (source)

samedi 7 janvier 2012

Mieux que blogguer : parrainer un blogueur

Aujourd'hui, j'ai eu l'occasion de parrainer un nouveau blogueur.

Contexte : Il y a deux semaines, a eu l'Atelier de Live Blogging à Douz (LBW Douz), dans le cadre du Festival de Douz (que j'ai dû manquer car j'étais pris ailleurs). Aujourd'hui une partie des intervenants au LBW Douz a été rejointe par d'autres personnes pour évaluer l'atelier par rapport aux objectifs et discuter de diverses actions relatives à la communauté des blogueurs tunisiens :

  • un journal papier similaire à une expérience égyptienne ;
  • un site qui récapitule les différentes éditions des LBW ;
  • une charte éthique à laquelle adhéreraient les blogueurs ;
  • les prochains LBW.


Tous les présents n'étaient pas des blogueurs, il y avait aussi des gens intéressés par le blogging. C'est ainsi que j'ai le plaisir de prendre la main d'une futur blogueuse : @SpaceFifou.

J'ai ainsi commencé par un overview de différentes plateformes de blogging : wordpress, blogger, tumblr & posterous. Une fois le choix de la plateforme fait, je l'ai assistée dans les paramètres généraux du blog : thème, titre,... Ensuite, je l'ai poussée pour rédiger sa première note.

So, without further adue, please discover Wafa Limam

lundi 24 octobre 2011

Hier, j'ai observé les élections

J'ai rejoint récemment le réseau Mourakiboun pour observer la (bonne) marche des élections de la constituante en Tunisie pour le 23 octobre 2011.






Hier, j'ai passé la journée au centre de vote de l'école primaire à l'Aouina (celle sur la route principale), un centre où il y a 4 bureaux. J'y étais de 6h15 à 1h120, soit plus de 19h. J'ai eu la chance de passer une trentaine de minutes dans chaque bureau pendant le vote, et j'ai même assisté au dépouillement.

A 7h, c'était IMPRESSIONNANT! Quatre files dès l'ouverture des portes avec 50 à 150 personnes (suivant les bureaux). Très rapidement, il y avait plus de 1000 personnes dans la cour (une file comptait à elle seule dans les 500 personnes). J'ai été EXTREMEMENT positivement impressionné par les files. Elles s'auto-géraient, pas de problèmes, pas de resquilleurs. A un certain moment, le bureau 3 a cumulé beaucoup de retard. Plusieurs personnes ont confondu les écoles "Route de la Soukra, Taieb M'hiri" & "Taieb M'hiri". Du coup, imaginez des gens qui patientent jusqu'à 6h sous un soleil de plomb! Et, avec ça, c'était nickel, les gens sont plutôt calmes (la tension se dissipe très vite) et à la porte, ils n'hésitent pas à faire passer les mamys, les papys et les femmes enceintes. Il y avait même un diabétique qui a fait une crise vers midi. Une fois remis (à l'intérieur du BV), il a pas voulu voter direct ; il a voulu reprendre sa place dans le rang!!!

En gros, sur la journée, je n'ai observé aucun dépassement du genre influence, violence, etc. De plus, on était au minimum 3 observateurs indépendants dans chaque bureau (sans compter moi qui me baladais dans tout le centre)

Que vous dire ? à 16h30, quand j'ai voté, on était à plus de 750 personnes déjà! (sur un total de 896). Ce qui fait que, à 19h, y avait PERSONNE dans les files! Les taux de participations variaient entre 87% et 95%! (soit entre 790 et 846 votes en 12h).

Ensuite, le dépouillement. J'ai assisté moi-même à un dépouillement. J'ai compté et recompté les signatures. On a inversé l'urne à deux. On a double compté tous les bulletins. Il y avait 4 membres du bureau, et on était 4 observateurs indépendants dans le bureau 4 (pas de partis, pas de presse).
Un membre du bureau lisait la liste élue dans le bulletin, un autre vérifiait et deux notaient (un pour les listes 1 à 48, l'autre pour les 49 à 80).

En gros, c'était une expérience énorme. C'est lundi, on est à 15h et je suis encore tout ému. Déjà, rien que la participation et l'organisation des queues, j'ai envie de dire :
أحبك يا شعب!!

Quoi qu'en dise, quels que soient les résultats, l'engagement est en lui même un pas énorme :')

mardi 23 novembre 2010

Lettre ouverte à Tunisiana de la part d'un vieux client

EDIT2:
L'erreur était technique et a été réparée, j'ai été remboursé. Par ailleurs, il s'avère que c'est la dernière personne que j'ai eu au téléphone qui s'est trompée. Les deux forfaits sont bel et bien indépendants et cumulables.

------
Cher opérateur,

Internaute féru comme nombreux le savent, j'avais souscrit, pour la somme de 4D, à votre forfait internet de 100Mo (sur le réseau EDGE/GPRS) valable pour un mois. Jusque là, l'offre m'allait comment un gant.

Dernièrement, le samedi 20 octobre 2010 pour être plus précis, j'ai décidé de franchir le pas et de m'abonner à l'offre forfait du même opérateur pour 19Dinars/mois. Avant de souscrire à l'offre j'avais posé une question à la vendeuse :
"Avec le forfait de 19 dinars, mon forfait internet de 4 dinars reste-t-il valable?"
Elle m'avait répondu par l'affirmative, même qu'elle m'avait étalé les différents paliers des forfaits internet. Seul petit détail, l'internet serait inactif pendant quelque temps avant d'être réactivé.

Une fois le contrat de migration signé, je vérifie mon solde. Désormais je dispose d'un peu plus de 8 dinars sur mon compte (rajout d'un tiers du forfait à mon solde car c'est le 20 du mois) et d'un peu plus de 6 dinars sur mon bonus (rajout d'un tiers du bonus du forfait à mon solde car c'est le 20 du mois). Soit un total de près de 15 dinars.

Entre temps, soit de samedi soir à mardi soir (heure de rédaction de cette note) , j'ai exactement utilisé mon téléphone pour :
  • passer 6 appels vers vos clients pour des durées allant de 15" à 1'14" ;
  • envoyer 4 sms vers vos clients et 1 sms vers un autre opérateur ;
  • appeler deux fois le service client (pour la réactivation de l'internet).
Combien fut grande ma surprise quand, en essayant de passer un coup de fil, on me dit que mon solde ne le permet plus.
15 dinars pour 6 minutes au téléphone et 5 sms ??? Un doute me traverse cependant. Aurais-je explosé mon forfait internet? (à 4millimes le ko, 15 dinars c'est près de 4 Mo, une consommation normale pour 24h). Je compose *100*4#. Il me reste bien 42306 ko!!

J'appelle donc le service clientèle en essayant de contenir ma rage. Ma surprise est encore plus grande.

Il s'avère que depuis ma migration, ma connexion est débitée directement sur mon solde, indépendamment de mon forfait. Et il ne s'agit pas d'une erreur. En fait, le forfait internet est "uniquement destiné aux lignes prépayées et aux forfaits de 29 dinars et plus" d'après le représentant clientèle.

Là, deux questions surgissent spontanément.
  • Pourquoi la vendeuse m'a assuré que les deux forfaits (4D internet et 19D communications) sont indépendants ?
  • Pourquoi le serveur m'assure qu'ils me restent 43Mo si je n'ai pas le droit de les utiliser? Autant mettre zero.
Si ces deux informations sont erronées/non fiables, à qui incombent-il d'en assumer la responsabilité ? A quel moment aurais-je dû émettre des doutes ? Devrais-je remettre en doute tout ce que me disent les vendeurs avec leur air certain ? Devrais-je ne pas croire ce que le serveur me répond et tenir tout seul la comptabilité de ma ligne en comptant kilos de connexion, sms émis, argent transféré et secondes parlées ?

Devant toutes ces questions, je me tourne vers vous en espérant avoir une réponse. Car avec une part de marché de 53%, je pense que mes interrogations ne me concernent plus seul mais aussi vos 6 millions d'abonnés.

En l'attente de votre réaction, permettez-moi de vous adresser mes respects pour votre (jusque là) excellente qualité de service pendant ces 5 années.

EDIT:
Je viens de vérifier sur le site de tunisiana qu'aucune restriction n'est affichée quant aux offres bénéficiant du forfait internet (http://www.tunisiana.com/jahia/Jahia/Tunisiana/les_services_multimedia/Internet_mobile)



lundi 27 septembre 2010

J'ai été au #TEDxCarthage pour sa première édition

Jaw-Breaking tel est le qualificatif qui décrit certains talks de TED, des présentations qui m'ont, réellement, fait repenser à ma perception des choses de ce monde. TEDx a pour objectif de ramener ce moment partout dans le monde.

Une équipe de jeunes tunisiens s'est lancé dans l'aventure pour être les pionners nationaux dans ce domaine. C'est donc avec beaucoup d'espoir (et de réserve, paradoxalement) que je me suis inscrit pour assister au premier TEDxCarthage. La manifestation était placée sous le thème Success stories. Je suis donc parti pour entendre les récits du succès des 9 intervenants.



La journée a commencé par l'intervention de Zied M'hirsi. Ce médecin effectuait sa thèse de Global Health à Seattle quand Bill Gates a décidé de débloquer ses fonds caritatifs. Il a pu ainsi porter son expérience au sein de l'Association Tunisienne de lutte contre le sida à une échelle plus globale dans des missions à l'échelle mondiale dans des pays dévastés par ce mal : Côte d'Ivoire, Haïti,...

Trois idées ont retenu mon attention :

  • Quand l'adolescent prend sa première cigarette, il ne décide pas de le faire pour 40-50 ans. Moralité : les décisions qui changent notre quotidien se prennent par petits pas, il n'est nullement nécessaire de s'arrêter devant l'immensité de ce qu'on va entreprendre.

  • Lors d'un rapport non protégé entre deux personnes dont une seule est contaminée par le SIDA, les chances de transmissions sont de 0,0012/coït selon une étude qui date de 2004.

  • Joseph John a été sauvé par une tri-thérapie. Il continue sa vie moyennant un comprimé par jour (comme les diabétiques, les hypertendus et autres malades chroniques). Moralité : Il faut garder espoir et ne pas se laisser abattre.


Cependant, je lui reprocherais que l'optimisme de son message ne soit pas teinté par une once de responsabilisation.



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La deuxième intervention a été assurée par un professionnel de la communication : Nabil Karoui (M. Nessma). Au niveau de la forme, il n'y a rien à dire : il a réussi à captiver l'attention de son auditoire (je conseille tout le monde à voir sa présentation à cet effet.). Au niveau du fond, par contre, je n'ai pas aimé son message promotionnel. Pour lui, Nessma est le sauveur de notre culture et identité maghrébines des menaces orientales (Rotana, LBC,... ) et occidentales. Il va même jusqu'à comparer Nessma à la ligne à suivre entre les deux bancs de crocodiles qu'incarnent les conservateurs d'un côté et les modernistes de l'autre.

Il a cependant terminé son talk par une belle fable pour nous dire que quand l'amour entre dans un foyer, l'argent et le succès ne peuvent suivre... à bon entendeur. Que ceux qui ne trouvent pas celà pathétique nous le fassent savoir.



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La troisième intervention a été assurée par Badreddine Oueli, le PDG du groupe Vermeg Services. Dans son talk, il a commencé par retracer l'histoire économique de la Tunisie. Il souligne que la Tunisie, dans les années soixante, avait réussi à créer de l'emploi pour des gens non-qualifiés. Aujourd'hui, la Tunisie compte près de 4% d'étudiants, un chiffre proche de celui des pays de l'OCDE. Le défi est donc de créer de l'emploi pour des gens très qualifiés : des ingénieurs, des thésards,... Face à ce besoin, il conseille de nous focaliser sur nos points forts, à savoir la santé et la veille technologique. Il attire notre attention au fait que les métiers de la santé sont exercés avec, pratiquement, les mêmes paradigmes depuis 40 ans.



Dans une journée consacrée au succes stories, nous nous attendions à ce que cette introduction nous mène vers l'idée, l'intuition, l'impulsion derrière la création de Vermeg. Mais... on reste notre faim car cette introduction s'avère être le talk.



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Essma Ben Hmida est la quatrième intervenante. On pouvait lire comme titre sur ses diapos : "Think global, act local : from New York to Hay Ettadhamen" Dans son speech, elle a commencé par parler de son expérience de vie. Sa frustration au sein des couloirs des Nations Unies suite à l'inactivité l'a faite agir. Elle a réalisé que ce n'est pas en parlant dans des réunions qui coutent des millions de dollars que l'humanité ira mieux. Elle a fondé ENDA, une association qui octroie des micro-crédit de développement. Aujourd'hui oeuvrant sur le monde arabe, ENDA s'est fait les dents en Tunisie, plus précisemment à Hay Ettadhamen. Défiant Marx qui dit que l'infrastructure socio-économique conditionne la 'superstructure' idéologique, ils ont investis dans ceux qu'on prenait pour des "pré-délinquants" : centre de formation professionnelles, structures d'assistance aux élèves en difficultés... et surtout l'octroi de micro-crédits pour des projets de développement. Aujourd'hui ENDA c'est plus de 600.000 crédits pour plus de 200.000 clients.



Le petit moins va à sa présence. Dommage que son regard qui préfère le sol baisse le niveau de ce qui aurait pu être la plus TED des vidéos.



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C'est Slim Amamou qui nous accueille post-déjeuner après le fiasco de Karkadan. Son intervention traite de la neutralité du web, sujet controversé qui fait long débat sur le net depuis quelques semaines. Il commence par nous présenter les plus belles oeuvres de Anonymous : rythmes musicaux, peintures dans la grotte de Lascaux, des inventions (chaise, marteau, roue...). Anonymous est le plus grand architecte de notre vie quotidienne. Il insiste sur son ubiquité qui lui confère un pouvoir de dédoublement. N'étant personne en particulier, anonymous est l'entité que peut incarner tout le monde à la fois. Un exemple : 4chan.org le forum où naissent memes et autres cultures du web. Dans ce forum, personne n'a de nom d'utilisateur tout le monde répond au pseudo Anonymous. Slim souligne qu'être "LE" anonyme est différent d'être anonyme en se cachant derrière un pseudo. Le pseudo est quelqu'un de particulier.



J'ai bien aimé la présentation. Elle a soulevé des questions intéressantes. Mais ma question est : quel est le rapport avec le thème de la journée ?



***



La 6ème intervention visait à nous immerger dans les abysses de la Méditerranée avec Mohamed Ali Ben Temessek, océanologue. Dans son intervention, il nous a parlé de :

  • sa préoccupation de la détérioration de la méditerranée ;

  • les côtes qui reculent et avancent ;

  • la pénurie d'eau qui nous menace et les processus de dessalement ;

  • ....


Pourquoi? Je ne suis pas parvenu à le comprendre. Personne dans la salle non plus visiblement...



***



La 7ème intervenant est Tarek Cheniti. Figure bien connue de la blogosphère tunisienne, il est là comme thésard de Oxford traitant de la gouvernance sur Internet. Il nous a rapporté son parcours en expliquant ses choix de chemins à chaque bifurcation. Il a parlé longuement de la dualité dans laquelle on tombe souvent dans les débat. Une dualité proche de la polarisation où on se trouve face à un choix entre deux extrêmes idéologiques qui conduisent à un débat stérile. Or, le but même d'une discussion est d'aller au delà de cette opposition pour construire une meilleure idée.



Une remarque en particulier ? non, non... ni en bien ni en mal.



***



L'avant dernière intervention a été assurée par Olfa Youssef, directrice de la Bibliothèque Nationale de Tunisie. Elle a commencé son talk par poser une question : qu'est-ce que le succés? Est-ce une accumulation? Une accumulation de reconnaissance ? de savoir ? d'argent ? d'accomplissements ?

Pour elle le succès est plus personnel que celà. Le vrai succès est d'atteindre la paix intérieur. A fortes doses de spiritualité, elle a vendu à son public son image de succès basée sur l'altruisme dans les actes et l'égoisme dans l'évaluation. Le vrai succès, pour elle, est quand satisfaire sa conscience est le but ultime de nos actions.



J'ai personnellement bien aimé le déplacement de la problématique de "comment avoir du succès" à "qu'est-ce que le succès". Un regard différent qui nous pousse à réfléchir.



***



La cloture a été assurée par la guest star Cyril Rimbaud. Il nous a parlé des territoires digitaux. Le web est une nouvelle culture ; ou plutot DE nouvelleS cultureS. Plusieus micro-sociétés y sont créés. Chacune de ces micro-sociétés a son propre language, ses propres codes, ses propres règles. Derrière chacune de ces micro-sociétés il y a eu un initiateur, une idée, une vision. Depuis, d'autres personnes, des architectes, ont pris le relais pour continuer dans la même voie ou dans une autre. Citons les exemples de wikipedia, les MMORPG, les forums...

Ces territoires digitaux, malgré leur côté virtuel, ont un impact sur notre quotiden qui est bien réel. Les millions de dollars que dégage Google annuellement sont bien palpables. On a donc, visiblement, un monde nouveau à explorer. Pour Cyril, la découverte de ce nouveau monde créera de nouveaux métiers : cartographes, sociologues... ça sera la renaissance des sciences humaines.



Comme Slim, son talk va ailleurs que le thème des Succes stories. Mais pour le 9ème talk de la journée, un sujet frais s'impose.



*****



En conclusion, je dois avouer que mes attentes, en matière d'interventions, était ailleurs. Ceci n'enlève rien à la qualité de ces speeches dans l'absolu.



Mais, ma plus grosse satisfaction va à l'équipe d'organisation. Ils ont réussi à importer un concept nouveau. Ils ont le mérite des pionniers, ceux qui croient en une idée et vont jusqu'au bout tandis que d'autres abandonnent en moitié de chemin. L'évènement était très bien organisé. Je n'ai jamais assisté à des talks aussi calmes, avec aussi peu de chuchotements. Les débats commencaient à l'heure.

Je voudrais aussi saluer Nizar Chaari qui a montré son grand de talent d'animateur. Ce n'est pas évident d'improviser pour meubler 30 minutes de pannes techniques.



Je me permets cependant d'émettre quelques critiques, histoire de faire de la prochaine édition un plus grand succès. La procédure d'inscription/confirmation était longue et sombre. On devait s'incscrire deux fois, pour recevoir des mails je ne sais quand. C'est le plus gros point noir de l'évènement. D'autres petites imperfections suivent. La sonorisation était légèrement mal géré : parfois trop fort, parfois pas assez. Il fallait aussi prévoir une double sortie avec écran étendu pour que l'auditoire n'ait pas à voir les petites icones et les trucs de contrôle.



En conclusion : bien joué les gars et à la prochaine. Qui sait qui l'organisera...





PS: Mes remerciements vont à @chaouka, @AhmedZairi et @souihli pour nos échanges lors du TEDxCarthage qui ont inspiré certaines de ces idées.

jeudi 2 septembre 2010

Le jour où j’ai voulu faire un cours de japonais

Depuis quelque temps, l’idée d’apprendre une nouvelle langue me titille l’esprit. Mon immersion récente dans les mangas et autres animes a tranché : ça sera le Japonais. Après de vaines tentatives sur le net, je me décide de faire une inscription à un vrai cours avec un prof, des horaires et des camarades. Je me suis dit que ça me motiverais… Car le maître-mot de mon histoire est la motivation.


Squattant ma timeline twitter comme d’habitude, j’intercepte une discussion dont le sujet est : les cours de japonais à l'Institut Bourguiba des Langues Vivantes… Il n’en fallait pas plus pour me décider. La procédure parait simple :

- faire une pré-inscription en ligne sur le site de l’IBLV ;

- compléter l’inscription dans les locaux de l’IBLV en amenant les documents nécessaires.

Un petit tour de table (ou plutôt un petit tour de ma liste de contacts) me permet de trouver des amis qui voudraient bien partager cette activité avec moi.


L’inscription en ligne effectuée, on me donne un rendez-vous ferme : un mercredi à 12h. Je dois avouer que sur le moment l’heure du rendez-vous m’a interloqué : un horaire aussi précis (ce n’est pas 8h ou 14h) laisse présager que tout est bien organisé et chacun a son propre rendez-vous. Un petit check avec mes amis ennuage légèrement mes espérances car c’est le même rendez-vous. Je me console en me disant que l’horaire est réservé à ceux qui font japonais.


Mes espérances se fracassent contre la réalité à l’heure du dit-rendez-vous. Face à moi se trouve une horde de gens armés de leurs photos, enveloppes et papiers prêts à faire leur inscription. Y aurait autant de tunisiens friands de la culture du pays du soleil levant ? Que nenni ! Tous les pré-inscrits à toutes les langues avaient rendez-vous ce même mercredi à 12h.


Une lueur d’organisation montre sa tête quand j’apprends qu’on passe avec des numéros. Le mien ? 198. Il est 12h10 quand j’arrive à la salle d’attente. J’arrive tant bien que mal à trouver un endroit où poser les pieds. J’entends qu’on appelle un numéro : 63 !


5 minutes plus tard, on n’a appelé personne. Un clair constat s’impose : Ils en ont encore pour deux heures au minimum, surtout que tout le monde passe par un seul bureau où il y a une seule personne. M’étant éclipsé brièvement du bureau, il ne me reste qu’une alternative : y revenir bredouille. En somme : je viens de perdre une heure de ma vie pour RIEN ! Des nèfles.


Je reviens tout de même 2 heures plus tard histoire de vérifier l’évolution de la file d’attente. Les portes sont fermées. Tout le monde est rentré. J’explique mon cas au gardien qui me conseille de revenir le lendemain à la première heure pour essayer de négocier une dérogation à l’amiable.


C'est donc le lendemain que je me pointe à 8h15 devant l'IBLV espérant en finir dans quelques minutes et retrouver mon bureau et avec, une activité normale. La porte ne s'ouvre qu'à 8h30, le temps qu'une vingtaine de personne viennent partager ma primauté. Rien de méchant apparemment. Une petite discussion me fit découvrir l'abominabilité des évènements de la veille : tous ceux dont le numéro dépassait 100 étaient recalés à aujourd'hui.


Là une question me surgit à l'esprit : Si on prend une minute en moyenne pour inscrire une personne, on ne peut dépasser 120 personnes entre midi et 14h. Pourquoi avoir accordé un rendez-vous à cette heure à plus de 200 personnes ? Pourquoi ne pas avoir planifié une heure par langue et par niveau ? Les locaux vides leur rappellent le vide de leur vie ? Il n'y ont pas pensé ?

Revenons à notre histoire. 8h30 j'entre dans l'IBLV, je récupère un nouveau numéro et je monte au deuxième étage pour accomplir mon inscription. Il a fallut attendre 9h pour que la dame commence son boulot après avoir scandé partout qu'elle ne retrouve pas ses affaires (stylos et agrapheuse) qu'elle avait laissés la veille à la relève. C'est donc avec très peu zen-ttitude qu'elle démarre, et qu'elle commence à appeler ceux sont venus exclusivement ce matin. Pourquoi ne pas commencer par ceux qui ont poireauté deux heures et revenus 18 heures plus tard ? Mystère et boule de gomme!


J'arrive donc à faire mon inscription. Il ne reste plus qu'à payer. Je m'achemine vers le bureau de Poste le plus proche. Je dois avouer que la poste s'est améliorée considérablement en termes de qualité de service, notamment en ce qui concerne la gestion de la file d'attente. Je n'ai presque pas perdu de temps. Je reviens à l'IBLV je vais à l'autre bureau, celui où on prépare les cartes d'étudiants. Il est 10h05. Le monsieur au guichet me dit d'attendre 10h30 pour récupérer ma carte. Pourquoi ne pas regagner mon bureau tant qu'il n'est pas trop tard ? Parce que ma carte se perderait si je ne la récupère pas aujourd'hui... ça en dit long sur leurs méthodes d'organisation et de gestion de cartes...


Mon attente s'éternise à mes yeux. Je commence à envisager le pire des scénarios quand je vois certains priés de faire un petit tour dans les différents bureaux de l'administration. La raison ? Le paiement ne serait pas passé. Et hop un autre point d'interrogation me frappe... mais passons.


Il est près de 11h quand on appelle mon nom. Enfin! Je suis sauvé! La fin arrive! J'ai ma carte dans la main! Mon inscription est terminée! Je sens les larmes de joie batailler avec mes paupières... C'est sur mon petit nuage que je me dirige vers ma voiture. Un nuage duquel je me précipite de dégringoler.


Vous l'auriez deviné, je ne trouve pas ma voiture. Il faut avouer que je l'ai bien cherchée. Je pensais descendre pour à peine trente minutes, j'ai mis trois heures. Question : dans quel fourrière municipale a-t-on déplacé ma voiture ? La plaque indique "Lafayette" mais je préfère la faire à la tunisienne : poser la question à un passant :

- Excusez-moi ! J'ai laissé ma voiture ici et on me l'a enlevée. Sauriez-vous où se trouve cette fourrière Lafayette ?

- Oui, oui c'est celle qui est derrière l'hôtel le Mechtel.


Là, je ressens la fatigue remonter. L'endroit n'est pas très proche mais je me ressaisis. Plein de confiance, je me dirige vers l'endroit indiqué. Quelques minutes de marche plus tard, j'y arrive. Un coup d'oeil à droite, un coup d'oeil à gauche.. je ne la vois pas. Le pire des scénarii commence à se dessiner dans ma tête. M'aurait-on pris la voiture? Je pose la question à l'agent municipal qui me rassure : je me suis trompé de fourrière :/


Le monsieur qui croyait tout savoir n'a pas jugé bon de me dire "Je ne sais pas" Non mais pourquoi ? Il y perderait quoi ? A quoi bon indiquer à quelqu'un une direction si on ne la connait pas ? On y gagnerait quoi s'il se perde ? On y perderait quoi si on avouait ne pas détenir tout le savoir (qui est, rappelons-le, le cas de tout le monde) ?


Je reviens donc sur mes pas pour regagner l'autre fourrière qui est à une centaine de mètres de l'IBLV. Je paye ma taxe. Je m'assoie sur mon siège. Je regarde l'heure : 11h50. C'est une quinzaine de minutes plus tard que j'entre dans mon bureau, avec près de 3h30 de retard.

mercredi 6 mai 2009

إحباط الباحث الصغير

برشا منا كي كنا صغار أصابنا إحباط وقتلي في بالنا طلعنا فازة و من بعد اكتشفنا و أنه ثمة شكون اكتشفها الفين سنة التالي. ولكن هذا ما هو إلا إحباط الصغير الشغوف.

الظاهرة إلي نحكي عليها تخص الجماعة إلي حاولوا في إطار "مشروع التخرج" و إلا ماجستير و إلا دكتوراه بش يخدم خدمة متاع بحث.

في الأول، تبدا تكتشف في ميدان جديد و إلا في جوانب جديدة من ميدان اختصاصك. و بالشوية بالشوية، تبدا تغطس في خدمتك و يولي عندك أمل و أنك بش تعمل إنجاز عظيم. و بالطبيعة، كي إنت غطست في الخدمة، نسيت الببليو و ما عادش تطالع برشة خاطر إنت في بالك فهمت الميدان و قريت ما يكفي.
وقتاش تبدا تفيق من الغيبوبة هذي؟
وقت إلي قريب تكمل. معناتها وقت إلي تبدا تكتب في التقرير متاعك. وقتها، كي تبدا تفركس على مقالات تدعم كلامك، تكتشف وأنه ثمة واحد خدم تقريباً نفس الخدمة متاعك. وهو بيده، ماهوش خادم خدمة ما صارتش.

فجأةً، تستوعب وأنك بعيد كل البعد على تطوير العلم و المساهمة في تقدم الإنسانية. هذا هو إحباط الباحث الصغير إلي نحكي عليه.

بش تقولولي و أنه هذا أمر طبيعي والعلم يتقدم خطوة بخطوة. نقلك صحيح لكن هذا ما يمنعش و أنه كف من الكفوف إلي يعطيهم لك الواقع.

vendredi 4 juillet 2008

Dear diary (ou mon quotidien à l'EPT)

8h20, je lâche mes nerfs une nième fois sur le téléphone dont le réveil ne cesse de sonner. Il faut bien se résigner à la réalité : ma nuit de sommeil prend fin. J’entrevois mon visage dans le miroir à travers mes paupières entrouvertes avant de sortir de ma demeure douillette.

L’air frais du matin me fouette le visage à l’instant où je traverse la porte du bloc.

Je passe devant le restau en faisant une croix, comme souvent, sur mon petit-déj car je suis déjà en retard. Franchement, comment font-ils pour se lever assez tôt… ?

Me voilà dans l’amphi. Ces deux premières heures me semblent une éternité. Difficile de me concentrer sans ma dose quotidienne de caféine.

10h, c’est la pause... Enfin ! La buvette m’en fournit la première dose. Je reprends le chemin de l’amphi pour encore 2h, plus tolérables, le café ayant déjà fait son effet.

Midi, c’est l’heure du déjeuner. Comme toujours, je préfère repasser dans quinze minutes plutôt que de me taper la file d’attente qui arrive au couloir. J’avale mon déjeuner en savourant le brouhaha de 150 couverts. Je fais ensuite un petit détour par la buvette pour un verre de thé histoire de mieux digérer avant de regagner ma chambre. Et non, je ne veux pas mettre du citron dans mon thé. Là c’est la première connexion de la journée. Je vérifie mes boites mail (y en a 6 :p ). Je fais un petit tour sur mes forums et les différents « réseaux sociaux ». On devient forcément geek à l’EPT.

14h15 je reprends le chemin des cours. Je me demande pourquoi je n’ai pas fait une petite sieste vu que j’ai toujours cette petite somnolence post-déjeuner. Je me demande toujours je ne me tolère pas la faire en cours... Tout le monde la fait pourtant :bhnes:

La pause de 16h ne diminue en rien l’ennui des études ; leur fin à 18h non plus d’ailleurs. Passant devant le restau, je remarque encore une fois que c’est loin d’être mon plat préféré. Y a vraiment du boulot question créativité. Franchement, le menu hebdomadaire, c'est une idée de merde. Comme je ne suis pas le seul dans cette situation de gâté, j’attends mes amis pour rendre visite à notre « sandwicherie » adorée.... aaaaaaaaallo

Là bas, on reçoit un accueil digne d’habitués. Franchelment, quand le mec nous offre le café (du nespresso pas rien) on commence à se poser des questions du genre : "où va tout mon fric?". On regagne ensuite un autre endroit faisant partie de notre rituel, à savoir la cafétéria.

Sitôt mon capucin quotidien avalé (je sais c pas bien la dépendance à la caféine, on remonte ensuite la pente au dessus de laquelle se perche l’école pour retrouver notre couloir. Je regagne ma chambre et mon PC pour re-sombrer dans mon monde virtuel. Tout compte fait, la messagerie instantanée n’est une si mauvaise trouvaille. Heureusement qu'il y a trop de bruit pour perdre le contact avec le monde réel.

Un coup d’œil à l’horloge me permet à peine de réaliser qu’il est déjà 2h du matin !!

Je décide à contrecœur de dormir en disant encore une fois que demain je me coucherais tôt.

samedi 14 juin 2008

Fier

De quoi suis-je fier? Voilà la question qui est restée en suspens la veille.

La première idée qui me vient à l'idée est mon cursus scolaire. Il faut avouer que j'ai su enchaîner les astres sans les désastres depuis les premières classes. D'ailleurs mon parcours jusqu'à un passé très proche a de quoi rendre vert nombreux élèves et étudiants. Faut-il en être fier pour autant?

Ai-je cravaché dur pour en arriver là? Quels sacrifices ai-je fait pour que mes notes rayonnent de par mon bulletin? QUE NENNI!!! J'en suis là sans l'avoir jamais voulu. Je ne dis pas que c'est pas mon choix. Je dis juste que je n'ai fait aucun choix. J'ai toujours choisi la voie qui m'ouvrait le plus de voies compte tenu des options disponibles ; de par mes résultats, ce choix ne fut point difficile.

Et oui ! Je ne mérite pas cette place, autant qu'un gosse pourri de riche ne mérite sa bagnole de friqué. Tout comme lui s'est trouvé fils d'un compte en banque qui aligne nombreux zéros derrière le "un", je me suis trouvé avec un raisonnement, une façon de penser, une façon d'être compatible avec le système. J'ai jamais rien voulu et je ne me suis jamais battu pour rien.

Et puis, un beau jour, j'ai eu envie, le genre d'envie que tu te dis "C'est ça que je veux!!". Me suis-je battu pour l'avoir? Non. Habitué à tout avoir devant moi sans le demander car je demande rien a forgé mon caractère de passif laxiste. Et j'ai fini par baisser les bras à la première difficulté.

C'est vrai : il y a de quoi en être fier.

Un blog

Un blog

Voilà une activité qui pullule de plus en plus sur le net. Pourquoi pas moi??? En fait, l'idée m'est venu en regardant une série très cynique où le personnage principal est un écrivain en panne d'inspiration et un journal le contacte pour qu'il devienne leur bloggueur (c'est "californication" que je conseille à toute personne qui apprécie le cynisme pour le cynisme et qui ne se choque pas à la vue d'une paire de seins).

Aussi, la vanité y est pour quelque chose. Je sens que j'ai un certain style quand il s'agit de manier les vocables. Je n'ai point la prétention de rivaliser avec les grands noms de la littérature, ni les moins grands d'ailleurs. Mais je sens que je dépasse sur ce point le commun des mortels.

Mais, mon plus grand problème reste, quand il s'agit d'écrire, de trouver les idées. Parler oui, mais de quoi? J'ai présenté cette idée (blogguer) à des ami(e)s pour me proposer des idées. L'une m'a tout simplement proposé de parler d'elle. C'était plus de la blague que de la vanité mais j'apprécie l'humour. Plus c'est noir, mieux c'est.

Sinon, l'idée qui m'a poussé à écrire m'a encore été soufflée par une demoiselle que je chérit beaucoup. Elle m'a dit de parler de ce qui me paraissait intéressant. J'avoue que je ne trouve rien d'intéressant, du moins rien ne me titille la cervelle pour le moment. A cette réponse assez négative et pessimiste elle m'a dit de parler de ce dont je suis fier. Et c'est là que j'ai lâché ce premier jet de connerie.

De quoi suis-je fier?? Peut être de ma plume??? Je médite la question.... en attendant un retour que je ne saurais qualifier ni de prompt ni d'inespéré.