Aujourd'hui c'est vendredi, WEEK END ! Il y en a qui passent la semaine à le planifier. 48h et pleins de trucs à faire. Entre courses, loisir, repos... on s'y perd!
La solution est de s'organiser. Mais toute planification est source potentielle de frustration. Je m'explique :
Planifier est un engagement vis-à-vis de soi, et des personnes qu'on implique dans cette planification. Or, tout engagement génère des attentes. Or, 'No expectation, no disappointment' selon l'adage anglophone. Donc planifier est un risque de déception et donc de frustration.
Peut-on y échapper pour autant ? La réponse est non. Au vu du rythme fou que nous vivions, ne pas s'organiser conduit de facto à rater les choses les plus importantes et/ou urgentes. Mais nous vivons un stress quotidien 5jours/7 à cause du boulot et des dead-lines.
Y a-t-il un compromis ? Personnellement mon choix est de faire une semi-planification si j'ose dire. Je développe :
Je commence par placer les tâches urgentes et importantes, les courses,... Je prend garde, naturellement, à réserver des temps morts pour le repos et éviter les débordements. Mais je prévois aussi une plage horaire pour le loisir.
Que faire comme loisir? La question je l'ignore et je refuse d'y réfléchir. Le but du loisir est de se défouler, d'évacuer stress et autres frustrations ressentis au quotidien. Or planifier le loisir est susceptible de générer stress et frustration. Nous réduisons ainsi le loisir à une situation paradoxale où pour se défouler on se stresse. Le résultat : le temps loisir ne permet pas de se défouler, il occupe une plage horaire importante qui aurait pu être utilisée de façon plus efficace.
Abandonner le loisir pour autant ? Non, il suffit de ne pas le planifier. Ou, si on veut être plus rigoureux, le laisser flotter avec une planification très approximative et assez immédiate qui risque peu d'être mise en défaut.
Moralité ? Réservez du temps pour votre loisir, mais décidez au dernier moment de ce que vous allez en faire. Vivez au jour le jour et laisser l'imprévu ornementer votre quotidien au lieu de le gâcher.
vendredi 23 octobre 2009
jeudi 8 octobre 2009
#Tnlabs : Plus qu'un client, une communauté
J'ai pris goût dernièrement au service de microblogging Twitter. C'est le "nouveau" phénomène des réseaux sociaux qui connait une ascension exponentielle (Twitter evolution). A quel point? au point de faire peur à Facebook, leader des réseaux sociaux, qui aligne innovation sur innovation pour le contrer (achat de FriendFeed pour développer la version lite, prise en charge des @mentions,...) ;
au point aussi de valoir un milliard de dollars sans dégager le moindre bénéfice (Times online).
Une des différences profondes entre ces deux SN est que twitter, dès ses débuts, a publié son API permettant aux utilisateurs de tweeter (envoyer des tweets) ailleurs qu'à partir du site. Résultat : Seul 31,6% des tweets sont émis à partir du site web (TweetStats). Le reste des tweets? Il est envoyé à partir d'un nombre de plus en plus croissant de clients qu'il soient web, mobile (principalement iPhone) ou desktop.
Ces clients essaient de se surpasser en proposant chacun des options différentes. Personnellement, mon coup de coeur va à tnlabs.
#tnlabs (le # désigne un hashtag) est un client web. Il a été conçu par @samiTunis un ingénieur informaticien tunisien. A la base c'était un simple agrégateur de tweets tunisien : Il affiche les tweets des tn-tweeple (les tweeple tunisiens). Durant le dernier mois, il a évolué pour devenir un client à part entière incluant chaque jour une ou deux nouvelles options. A la date d'aujourd'hui, il permet de tweeter (en caractères arabes si on veut grâce au widget yamli), de consulter sa propre timeline (les tweets des tweeple qu'on suit), ses propres DM (Direct message l'équivalent d'un MP sur les forums), de répondre, de répondre à plusieurs utilisateurs au même temps et de RT (partager le tweet). Le site offre aussi des statistiques concernant les tweeple qu'il aggrège, les #hashtags utilisés et les clients utilisés. A cet effet, on remarque que le client tnlabs a connu un essor foudroyant en une semaine pour se positionner à la deuxième place avec 13% des tweets aggrégés sur tnlabs.
La raison de ce succès? Elle est simple. Tnlabs n'est pas un simple client. C'est aussi une sorte de portail communautaire qui permet au tn-tweeple de se rencontrer et de discuter. Il a à cet effet permis d'organiser le premier Tweetup tunisien au SIB2009. De plus, toutes les évolutions ont été proposées, testées et validées par les utilisateurs du site lui conférant ainsi une dimension encore plus familiale et chaleureuse.
Rejoignez le mouvement, tweetez à partir de tnlabs.org :)
jeudi 24 septembre 2009
HOWTO: Créer une panique?
De nos jours, il est très facile de lancer un mouvement de panique. Cela est d'autant plus facile avec les réseaux sociaux qui permettent un haut taux de pénétration de l'information.
Donc, pour commencer, chercher un évènement marquant qui vient de se produire ; peu importe si la population visée en est concernée. Nous appellerons cet évènement un évènement de base. Attendre ensuite que des évènements évoquant (même asymptotiquement) l'évènement de base se produisent en concernant cette fois la population visée. Ces évènements seront appelés cadre favorable. Il est bien important de faire en sorte que ce cadre favorable soit communiqué à une forte proportion de la population visée.
Dès que le cadre favorable est mis en place, on rappelle l'évènement de base et on prévoit sa réalisation chez la population visée. Ce pronostic est appelée trigger ou déclencheur. La véracité ou la crédibilité du trigger importe peu.
Laisser le bouche-à-oreille faire son boulot. Il est important de remarquer que le trigger, de part sa nature exceptionnelle, se propage plus facilement que les démentis ; même s'ils sont émis par la même source.
Evènement de base : tornades dans le centre du pays (près Moknine & El Jam) une semaine plus tôt et morts suites à des inondations au sud-est du pays le jour même
Cadre favorable : pluies un peu partout sur le pays et un avertissement pour un vent fort (dans les 70km/h) par la météo
Trigger : lancer un avertissement contre la tornade
Bilan : Activité économique stoppée dans la plupart des entreprises de la capitale, une avalanche d’annonces sur tous les réseaux sociaux et une couverture exceptionnelle de l’évènement sur la radio locale.
Il est à remarque que personne n’a pris au sérieux les prévisions de la météo tunisienne (même si elles sont corroborées par des sources indépendantes de météo). Habitués à un euphémisme permanent de la part des médias, les gens n’ont pas eu confiance lors d’un communiqué rationnel et pertinent.
Donc, pour commencer, chercher un évènement marquant qui vient de se produire ; peu importe si la population visée en est concernée. Nous appellerons cet évènement un évènement de base. Attendre ensuite que des évènements évoquant (même asymptotiquement) l'évènement de base se produisent en concernant cette fois la population visée. Ces évènements seront appelés cadre favorable. Il est bien important de faire en sorte que ce cadre favorable soit communiqué à une forte proportion de la population visée.
Dès que le cadre favorable est mis en place, on rappelle l'évènement de base et on prévoit sa réalisation chez la population visée. Ce pronostic est appelée trigger ou déclencheur. La véracité ou la crédibilité du trigger importe peu.
Laisser le bouche-à-oreille faire son boulot. Il est important de remarquer que le trigger, de part sa nature exceptionnelle, se propage plus facilement que les démentis ; même s'ils sont émis par la même source.
Application : panique à Tunis le 23 septembre 2009
Evènement de base : tornades dans le centre du pays (près Moknine & El Jam) une semaine plus tôt et morts suites à des inondations au sud-est du pays le jour même
Cadre favorable : pluies un peu partout sur le pays et un avertissement pour un vent fort (dans les 70km/h) par la météo
Trigger : lancer un avertissement contre la tornade
Bilan : Activité économique stoppée dans la plupart des entreprises de la capitale, une avalanche d’annonces sur tous les réseaux sociaux et une couverture exceptionnelle de l’évènement sur la radio locale.
Il est à remarque que personne n’a pris au sérieux les prévisions de la météo tunisienne (même si elles sont corroborées par des sources indépendantes de météo). Habitués à un euphémisme permanent de la part des médias, les gens n’ont pas eu confiance lors d’un communiqué rationnel et pertinent.
Question : quelles sont les leçons à tirer ?
mercredi 22 juillet 2009
mercredi 6 mai 2009
إحباط الباحث الصغير
برشا منا كي كنا صغار أصابنا إحباط وقتلي في بالنا طلعنا فازة و من بعد اكتشفنا و أنه ثمة شكون اكتشفها الفين سنة التالي. ولكن هذا ما هو إلا إحباط الصغير الشغوف.
الظاهرة إلي نحكي عليها تخص الجماعة إلي حاولوا في إطار "مشروع التخرج" و إلا ماجستير و إلا دكتوراه بش يخدم خدمة متاع بحث.
في الأول، تبدا تكتشف في ميدان جديد و إلا في جوانب جديدة من ميدان اختصاصك. و بالشوية بالشوية، تبدا تغطس في خدمتك و يولي عندك أمل و أنك بش تعمل إنجاز عظيم. و بالطبيعة، كي إنت غطست في الخدمة، نسيت الببليو و ما عادش تطالع برشة خاطر إنت في بالك فهمت الميدان و قريت ما يكفي.
وقتاش تبدا تفيق من الغيبوبة هذي؟
وقت إلي قريب تكمل. معناتها وقت إلي تبدا تكتب في التقرير متاعك. وقتها، كي تبدا تفركس على مقالات تدعم كلامك، تكتشف وأنه ثمة واحد خدم تقريباً نفس الخدمة متاعك. وهو بيده، ماهوش خادم خدمة ما صارتش.
فجأةً، تستوعب وأنك بعيد كل البعد على تطوير العلم و المساهمة في تقدم الإنسانية. هذا هو إحباط الباحث الصغير إلي نحكي عليه.
بش تقولولي و أنه هذا أمر طبيعي والعلم يتقدم خطوة بخطوة. نقلك صحيح لكن هذا ما يمنعش و أنه كف من الكفوف إلي يعطيهم لك الواقع.
الظاهرة إلي نحكي عليها تخص الجماعة إلي حاولوا في إطار "مشروع التخرج" و إلا ماجستير و إلا دكتوراه بش يخدم خدمة متاع بحث.
في الأول، تبدا تكتشف في ميدان جديد و إلا في جوانب جديدة من ميدان اختصاصك. و بالشوية بالشوية، تبدا تغطس في خدمتك و يولي عندك أمل و أنك بش تعمل إنجاز عظيم. و بالطبيعة، كي إنت غطست في الخدمة، نسيت الببليو و ما عادش تطالع برشة خاطر إنت في بالك فهمت الميدان و قريت ما يكفي.
وقتاش تبدا تفيق من الغيبوبة هذي؟
وقت إلي قريب تكمل. معناتها وقت إلي تبدا تكتب في التقرير متاعك. وقتها، كي تبدا تفركس على مقالات تدعم كلامك، تكتشف وأنه ثمة واحد خدم تقريباً نفس الخدمة متاعك. وهو بيده، ماهوش خادم خدمة ما صارتش.
فجأةً، تستوعب وأنك بعيد كل البعد على تطوير العلم و المساهمة في تقدم الإنسانية. هذا هو إحباط الباحث الصغير إلي نحكي عليه.
بش تقولولي و أنه هذا أمر طبيعي والعلم يتقدم خطوة بخطوة. نقلك صحيح لكن هذا ما يمنعش و أنه كف من الكفوف إلي يعطيهم لك الواقع.
vendredi 4 juillet 2008
Dear diary (ou mon quotidien à l'EPT)
8h20, je lâche mes nerfs une nième fois sur le téléphone dont le réveil ne cesse de sonner. Il faut bien se résigner à la réalité : ma nuit de sommeil prend fin. J’entrevois mon visage dans le miroir à travers mes paupières entrouvertes avant de sortir de ma demeure douillette.
L’air frais du matin me fouette le visage à l’instant où je traverse la porte du bloc.
Je passe devant le restau en faisant une croix, comme souvent, sur mon petit-déj car je suis déjà en retard. Franchement, comment font-ils pour se lever assez tôt… ?
Me voilà dans l’amphi. Ces deux premières heures me semblent une éternité. Difficile de me concentrer sans ma dose quotidienne de caféine.
10h, c’est la pause... Enfin ! La buvette m’en fournit la première dose. Je reprends le chemin de l’amphi pour encore 2h, plus tolérables, le café ayant déjà fait son effet.
Midi, c’est l’heure du déjeuner. Comme toujours, je préfère repasser dans quinze minutes plutôt que de me taper la file d’attente qui arrive au couloir. J’avale mon déjeuner en savourant le brouhaha de 150 couverts. Je fais ensuite un petit détour par la buvette pour un verre de thé histoire de mieux digérer avant de regagner ma chambre. Et non, je ne veux pas mettre du citron dans mon thé. Là c’est la première connexion de la journée. Je vérifie mes boites mail (y en a 6 :p ). Je fais un petit tour sur mes forums et les différents « réseaux sociaux ». On devient forcément geek à l’EPT.
14h15 je reprends le chemin des cours. Je me demande pourquoi je n’ai pas fait une petite sieste vu que j’ai toujours cette petite somnolence post-déjeuner. Je me demande toujours je ne me tolère pas la faire en cours... Tout le monde la fait pourtant :bhnes:
La pause de 16h ne diminue en rien l’ennui des études ; leur fin à 18h non plus d’ailleurs. Passant devant le restau, je remarque encore une fois que c’est loin d’être mon plat préféré. Y a vraiment du boulot question créativité. Franchement, le menu hebdomadaire, c'est une idée de merde. Comme je ne suis pas le seul dans cette situation de gâté, j’attends mes amis pour rendre visite à notre « sandwicherie » adorée.... aaaaaaaaallo
Là bas, on reçoit un accueil digne d’habitués. Franchelment, quand le mec nous offre le café (du nespresso pas rien) on commence à se poser des questions du genre : "où va tout mon fric?". On regagne ensuite un autre endroit faisant partie de notre rituel, à savoir la cafétéria.
Sitôt mon capucin quotidien avalé (je sais c pas bien la dépendance à la caféine, on remonte ensuite la pente au dessus de laquelle se perche l’école pour retrouver notre couloir. Je regagne ma chambre et mon PC pour re-sombrer dans mon monde virtuel. Tout compte fait, la messagerie instantanée n’est une si mauvaise trouvaille. Heureusement qu'il y a trop de bruit pour perdre le contact avec le monde réel.
Un coup d’œil à l’horloge me permet à peine de réaliser qu’il est déjà 2h du matin !!
Je décide à contrecœur de dormir en disant encore une fois que demain je me coucherais tôt.
L’air frais du matin me fouette le visage à l’instant où je traverse la porte du bloc.
Je passe devant le restau en faisant une croix, comme souvent, sur mon petit-déj car je suis déjà en retard. Franchement, comment font-ils pour se lever assez tôt… ?
Me voilà dans l’amphi. Ces deux premières heures me semblent une éternité. Difficile de me concentrer sans ma dose quotidienne de caféine.
10h, c’est la pause... Enfin ! La buvette m’en fournit la première dose. Je reprends le chemin de l’amphi pour encore 2h, plus tolérables, le café ayant déjà fait son effet.
Midi, c’est l’heure du déjeuner. Comme toujours, je préfère repasser dans quinze minutes plutôt que de me taper la file d’attente qui arrive au couloir. J’avale mon déjeuner en savourant le brouhaha de 150 couverts. Je fais ensuite un petit détour par la buvette pour un verre de thé histoire de mieux digérer avant de regagner ma chambre. Et non, je ne veux pas mettre du citron dans mon thé. Là c’est la première connexion de la journée. Je vérifie mes boites mail (y en a 6 :p ). Je fais un petit tour sur mes forums et les différents « réseaux sociaux ». On devient forcément geek à l’EPT.
14h15 je reprends le chemin des cours. Je me demande pourquoi je n’ai pas fait une petite sieste vu que j’ai toujours cette petite somnolence post-déjeuner. Je me demande toujours je ne me tolère pas la faire en cours... Tout le monde la fait pourtant :bhnes:
La pause de 16h ne diminue en rien l’ennui des études ; leur fin à 18h non plus d’ailleurs. Passant devant le restau, je remarque encore une fois que c’est loin d’être mon plat préféré. Y a vraiment du boulot question créativité. Franchement, le menu hebdomadaire, c'est une idée de merde. Comme je ne suis pas le seul dans cette situation de gâté, j’attends mes amis pour rendre visite à notre « sandwicherie » adorée.... aaaaaaaaallo
Là bas, on reçoit un accueil digne d’habitués. Franchelment, quand le mec nous offre le café (du nespresso pas rien) on commence à se poser des questions du genre : "où va tout mon fric?". On regagne ensuite un autre endroit faisant partie de notre rituel, à savoir la cafétéria.
Sitôt mon capucin quotidien avalé (je sais c pas bien la dépendance à la caféine, on remonte ensuite la pente au dessus de laquelle se perche l’école pour retrouver notre couloir. Je regagne ma chambre et mon PC pour re-sombrer dans mon monde virtuel. Tout compte fait, la messagerie instantanée n’est une si mauvaise trouvaille. Heureusement qu'il y a trop de bruit pour perdre le contact avec le monde réel.
Un coup d’œil à l’horloge me permet à peine de réaliser qu’il est déjà 2h du matin !!
Je décide à contrecœur de dormir en disant encore une fois que demain je me coucherais tôt.
samedi 14 juin 2008
Fier
De quoi suis-je fier? Voilà la question qui est restée en suspens la veille.
La première idée qui me vient à l'idée est mon cursus scolaire. Il faut avouer que j'ai su enchaîner les astres sans les désastres depuis les premières classes. D'ailleurs mon parcours jusqu'à un passé très proche a de quoi rendre vert nombreux élèves et étudiants. Faut-il en être fier pour autant?
Ai-je cravaché dur pour en arriver là? Quels sacrifices ai-je fait pour que mes notes rayonnent de par mon bulletin? QUE NENNI!!! J'en suis là sans l'avoir jamais voulu. Je ne dis pas que c'est pas mon choix. Je dis juste que je n'ai fait aucun choix. J'ai toujours choisi la voie qui m'ouvrait le plus de voies compte tenu des options disponibles ; de par mes résultats, ce choix ne fut point difficile.
Et oui ! Je ne mérite pas cette place, autant qu'un gosse pourri de riche ne mérite sa bagnole de friqué. Tout comme lui s'est trouvé fils d'un compte en banque qui aligne nombreux zéros derrière le "un", je me suis trouvé avec un raisonnement, une façon de penser, une façon d'être compatible avec le système. J'ai jamais rien voulu et je ne me suis jamais battu pour rien.
Et puis, un beau jour, j'ai eu envie, le genre d'envie que tu te dis "C'est ça que je veux!!". Me suis-je battu pour l'avoir? Non. Habitué à tout avoir devant moi sans le demander car je demande rien a forgé mon caractère de passif laxiste. Et j'ai fini par baisser les bras à la première difficulté.
C'est vrai : il y a de quoi en être fier.
La première idée qui me vient à l'idée est mon cursus scolaire. Il faut avouer que j'ai su enchaîner les astres sans les désastres depuis les premières classes. D'ailleurs mon parcours jusqu'à un passé très proche a de quoi rendre vert nombreux élèves et étudiants. Faut-il en être fier pour autant?
Ai-je cravaché dur pour en arriver là? Quels sacrifices ai-je fait pour que mes notes rayonnent de par mon bulletin? QUE NENNI!!! J'en suis là sans l'avoir jamais voulu. Je ne dis pas que c'est pas mon choix. Je dis juste que je n'ai fait aucun choix. J'ai toujours choisi la voie qui m'ouvrait le plus de voies compte tenu des options disponibles ; de par mes résultats, ce choix ne fut point difficile.
Et oui ! Je ne mérite pas cette place, autant qu'un gosse pourri de riche ne mérite sa bagnole de friqué. Tout comme lui s'est trouvé fils d'un compte en banque qui aligne nombreux zéros derrière le "un", je me suis trouvé avec un raisonnement, une façon de penser, une façon d'être compatible avec le système. J'ai jamais rien voulu et je ne me suis jamais battu pour rien.
Et puis, un beau jour, j'ai eu envie, le genre d'envie que tu te dis "C'est ça que je veux!!". Me suis-je battu pour l'avoir? Non. Habitué à tout avoir devant moi sans le demander car je demande rien a forgé mon caractère de passif laxiste. Et j'ai fini par baisser les bras à la première difficulté.
C'est vrai : il y a de quoi en être fier.
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